Depuis toujours, mon cardiologue me l'avait dit : cœur trop faible. Dispensée de course en sport. Je m'évanouissais dès que je courais 100 mètres. J'ai intégré ça comme une vérité définitive.
"J'étais celle qu'on dispense. Jamais en tenue de sport, jamais sur la ligne de départ."
Et puis — le 8 mars 2025. Je m'ennuyais chez mon copain. On est sortis courir. Il m'a appris à aller doucement, à ne pas me dégoûter, à écouter mon souffle. J'ai couru 18 minutes. 2,19 km. Moi qui haïssais la course.
Quelques mois plus tard, j'étais au départ de mon premier trail officiel — le Trail des Avens. La montagne a tout changé. En montagne on négocie avec le terrain, pas contre soi-même.



Plus haute, plus longue, plus exigeante, chaque course repousse la précédente.








Le trail n'est pas qu'une course contre soi-même, c'est aussi une communauté.
En 2025, j'ai été bénévole sur les 10 km de la Bastille. Voir les coureurs arriver au finish d'un autre côté du dossard — c'est aussi beau que de finir soi-même.
C'était très intéressant de pouvoir voir l'envers du décor, de faire partie de ces personnes qui te motivent lorsque tu es dans ta course.

Le mot de la fin
Le corps n'est pas figé. Le cœur évolue. Le 8 mars 2025, j'ai couru 2,19 km pour la première fois de ma vie. Ce site est la preuve que la trajectoire change.